Poèmes de Joël, dit Kerfon le Celte
   

En filigr'Anne

J'ai beaucoup musardé sur le CD laser,
Ecoutant sans compter, lisant l'abécédaire,
J'y ai trouvé ces mots, que j'aurais aimé miens,
Et un flot de propos dont l'Amour est le lien;

Tout d'abord, j'ai osé m'égarer sur la lande,
Espérant retrouver cette "femme de légende",
Ivre de nostalgie, le cœur prêt à pleurer,
Je me suis évanoui près de "la mare aux fées";

Est-ce un fait de magie ou une coïncidence
Si "Tant de jours de nuits" ressemblent à des silences,
Quand nul n'ose rien dire des parcours de l'enfance
Tant les "guns" et les "tears" cachent autant de souffrance;

Je préfère m'évader dans ces songes étranges
Et j'ose imaginer voir battre "l'aile d'un ange",
Partir, comme un oiseau s'éloigne des tourments,
Et puis monter plus haut vers "la mémoire du vent";

Je vois le temps passé, fait d'instants qu'on veut sobres,
J'entrevois s'en aller les "Demoiselles d'Octobre",
Mais que puis-je donc faire moi le pauvre poète
"Pour plus d'amour dans l'air", sinon vouloir la fête !

Les amours se déchirent sous les gouttes de pluie,
"Rien" de plus à écrire "que" quelques "graffiti"
Un peu de "gris-bleu" de l'homme de "Scheveningen",
Le pastel harmonieux pour dire combien on aime;

La promenade est belle, il fait beau, ça me plait,
Je bois des décibels dans "le bistrot du quai",
"Les rendez-vous manqués" sont souvent trop amers,
Je veux les oublier dans la mousse des bières;

Tout comme ce chien perdu qui dans des bras se love
Je me serais vendu pour voir "Virginia love",
Il faut que je m'en aille, ainsi va mon destin,
Alors "Seagull bye, bye", j'ai aimé ton chemin;

A toi "Lili Marlène" je ne dirai plus rien
Sinon que les "je t'aime" suivent souvent les trains,
Puis j'aimerais enfin dire ces mots à "Lucy":
Il fera son chemin le CD que voici !






J'ai mis en musique le texte suivant et l'ai enregistré  au profit de l'association caritative
"Coeurs de Bambous".



 

Coeurs de Bambous

A l’autre bout du monde, des gamins oubliés
Ont l’idée vagabonde d’un bonheur partagé,
Un endroit pour dormir, un autre pour manger,
Réapprendre à sourire et se sentir aimés.

De quoi sont faits nos cœurs, d’un rien, je vous l’avoue,
Pour un brin de bonheur, qu’ils soient « Cœurs de Bambous »…

A l’autre bout du monde, des gamins oubliés
Ont l’idée vagabonde d’une eau claire à couler,
Offrir pour le plaisir de l’eau pour se laver,
Redonner au sourire sa luminosité.

De quoi sont faits nos cœurs, d’un rien, je vous l’avoue,
Pour un brin de bonheur, qu’ils soient « Cœurs de Bambous »…

A l’autre bout du monde, des gamins oubliés
Ont l’idée vagabonde des livres d’écolier,
Savoir lire et écrire, apprendre sans compter,
Un beau jour pouvoir dire que le monde a changé.

De quoi sont faits nos cœurs, d’un rien, je vous l’avoue,
Pour un brin de bonheur, qu’ils soient « Cœurs de Bambous »…

Puisque la terre est ronde, que nul lieu n’est un bout,
J’ai l’idée vagabonde pour les Cœurs de Bambous,
Ouvrons grand notre coeur, un rien je vous l’avoue,
Juste un peu de douceur pour les « Cœurs de Bambous ».

De quoi sont faits nos cœurs, d’un rien, je vous l’avoue,
Pour un brin de bonheur, qu’ils soient « Cœurs de Bambous »…





« Rue Columbus… »
 
Je perçois des « fêlures » en la « Rue Columbus »,
Des trouées dans les murs d’où s’échappe un chorus,
« Une rose des vents », d’un éternel avis,
Que la ronde des ans n’a jamais « Déportee ».
 
Sur la brise légère éperdument iodée,
« La chanson douce amère » y pose sa livrée ;
Ses racines ont bu des lampées de l’eau claire
Tombée, depuis les nues, dans une « Cruche en Pierre ».
 
« Côte Ouest de Clare », insatiable d’Irlande
Cheminant vers  l’amer, un « Voyageur » s’amende ;
Impassible étranger ou passager du vent,
Il chausse les souliers du « Canadien Errant ».
 
Puis le temps tourne court et, sonate au départ,
S’annonce au coin du jour « Un p’tit peu de Mozart » ;
J’étais « Rue Columbus », l’amour y est partout,
Je gagne l’abribus et « Je reviens chez nous ».
 


 
 

 

 

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